5° jour: toursime

mardi 28 septembre 2010

Avant d'entamer le récit de cette journée, je reprends l'écriture de ce blog après une longue période d'absence. Absence non pas physique, mais longue absence mentale: perte d'envie, de repères, de motivation suite à un évènement tragique... bref. Parfois la vie vous propulse comme une balle jusqu'à ce que vous rencontriez un obstacle qui vous fait dévier de votre trajectoire... Au revoir maman.

Donc 5° jour. Je me réveille grogis, fatigué et après avoir très mal dormi à cause de ma mauvaise santé et à cause... du bruit. Un mariage dans le village et tout le monde profite de la musique assourdissante, à peine contenue à l'extérieur par les murs de planches...

Programme de la journée: visite de Battambang (au rythme d'un zombi qui revient à la vie), et départ pour Siem-Reap pour accéder à Ankgor Wat... Enfin!

La route est mauvaise, chaotique, longue.. Le soleil est aveuglant, iréellement chaud et lumineux.

Nous arrivons en début d'après midi et nous trouvons un hôtel, en fait, il appartient à un ami de Dara. Excellente adresse, je vous le conseille. Il vous en coutera environ 30$ par nuit, petit déj' inclus. Le service est inpeccable, et les chambres sont propres, belles et possèdent climatisation et télévision.

En revanche, derrière l'hôtel flambant neuf, il y a un chantier, et je vous laisse admirer les baraquements des ouvriers...

Quelques photos, dont une d'un des employés, un jeune gars sympa qui cumule travail la nuit et études le jour (et inversement...)!




















4° jour: Battambang

vendredi 26 mars 2010

Depuis enfants, je ne connais de nom que deux provinces du Cambodge (ce qui mesure mon manque d'intérêts à l'époque): Païlin et Battambang.


On dit que les filles de cette province sont les plus belles du cambodge, peut-être à cause du métissage rendu possible grâce au voisin Siamois. Quoiqu'il en soit, nous nous y rendons pour ce 4° jour. A Battambang vit la famille de Thyda, notre sœur de cœur vivant en France. Comme vous le constater, le dicton de ment pas et Thyda et ses sœurs sont réellement des belles jeunes femmes.



Ce matin, je me réveille plus malade que jamais: fatigue, décalage horaire, climatisation et poussière... Mon corps est chamboulé, comme s'il cherchait à m'adapter à mon nouvel environnement. Je dois confesser que le Cambodge, au final, me réussit plutôt bien sur le plan du climat: j'adore la chaleur et l'humidité tropicale, la nourriture me fait réellement maigrir et peu de sommeil arrive à me régénérer. Mais ce jour là, j'ai mal à la tête, je fais un peu de fièvre et je suis comateux.

Nous mettons une quasi demi-journée pour nous rendre sur place et sortir de Phnom-Penh et de son oppression nous soulage. En route, nous achetons des graines de lotus dont les Cambodgiens raffolent pour le grignotage (frais, je suis sur que c'est hypocalorique).



Nous nous arrêtons aussi pour acheter du poisson séché dont le village semble s'être fait une spécialité. J'en profite pour mitrailler les lieux et les gens. Je shoote aussi Dara, qui dans cette perspective est bien moins sérieux qu'il ne l'est dans son rôle de guide et de chauffeur.





Nous arrivons à Battambang en début de soirée et il est évident que la vie en Campagne est bien moins stressante qu'à la capitale. Il y a aussi beaucoup d'agitation mais elle est moins frénétique!

Les parents de Thyda vivent dans un quartier à l'écart de la ville, le long d'une route de latérite entouré de demeures faites de tôles et de planches assemblées.



Ils sont chaleureux et très hospitaliers. Nous devons passer une nuit dans leur demeure qui bien que modeste est mieux tenue que dans le restant du quartier.



Mais ma maladie ce soir là est repérée par l'œil savant du Père de Thyda qui va exercer sur moi la médecine traditionnelle khmère: des sortes de ventouses de feu posées à même le dos. Les traces rondes sont visibles durant plusieurs mois, croyez-moi... Le tour est assez impressionnant, un peu douloureux, mais le résultat est sans appel: je me suis senti tout de suite très bien dès le lendemain matin! Quand je vous disais que les choses de mon pays me faisaient du bien...




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Cambodge mars 2010: voyage pour le devoir

dimanche 21 mars 2010

Quelques photos de mon dernier trip au Cambodge en Mars 2010

Le top 5 des 5 figures paternelles trop classe des séries TV!!

dimanche 14 février 2010

Voici mon top five des figures paternelles les plus classes, à mon avis, des séries TV américaines! Certaines sont à replacer dans mon très jeune âge quand ce modèle s'est construit évidemment! D'autres me sont venues plus tard, dans ma construction de vie d'adulte.
Chacun des personnages sera caractérisé par ces jugements:
Description:
Quel genre de père il serait:
Les avantages:

Les inconvénients:

Si j'avais été son fils:

Le classement se fera évidemment en par ordre croissant.

N° 5: JR Ewing

Description: JR est un super PDG d'une multinationale du Texas qui exploite le Pétrole! Richissime battant, cynique, machiavélique, il se sert de ses proches comme s'il s'agissait d'outils! Parfois seulement, on croit entr'apercevoir un cœur. On a même la sensation que la famille est d'une grande importance à ses yeux (c'est à dire son fils, son père, sa mère, son frère ... et pas les pièces rapportées).Mais si son cœur bât, c'est d'abord pour JR!
Quel genre de père il serait: Ce serait un père attentionné, désireux d'être fier de ses enfants car il transmettrait le sang des Ewings. Il couvrirai sa progénitures de cadeaux: jouets, voiture, appartement, société... Il aurait veillé à ce que son fils fasse des études brillantes et prestigieuses dans les affaires et appartienne à une fraternité républicaine. Adulte, JR charmerait les fiancés de son fils, mais se ferait pardonner par des cadeaux ou une discussion sincères. Après quoi, une rivalité permanente liera le père et l'enfant (qui serait aidé de Sue Ellen et de Boby!). S'il arrive malheur à JR, ou à son fils, un rapprochement est possible.
Les avantages: Protection, éducation, pognon, pognon, pognon....
Les inconvénients: Ego démesuré et pression paternelle énorme! Responsabilité immense.
Si j'avais été son fils: Houlàala, chaud ce client! Très bonne petite enfance du fait de la période innocente forcement protégée: cadeaux (Noël...), voyage, cadre familial attentionné... Je me vois entouré de chevaux, de bambins richissimes, de goûter... Adolescence en rupture: éloignement mais tentant de ménager la chèvre et le chou: je ferais les études demandées, avec en parallèle, du temps pour mes passions. Adulte: très très difficile! Entré en affaire pour les pétroles Ewings, je deviens peu à peu un challenger potentiel. Aidé de tonton Bobby, on tient JR en échec. J'en profite pour rendre plus écologiques notre image et nos actions. Je fonde la fondation Ewing pour la nature, le déminage, la lutte contre la faim ou l'esclavage... Un évènement fondamental me ferai quitter mes fonctions pour sillonner le monde à ma guise...

N° 5: Lennie Bricoe
Description: JR est

3° jour: encore Phnom-Penh

Aujourd'hui, visite de la prison de Tuol Sleng, un ancien lycée français tristement connue sous le nom de S21.Elle servit de camps de mort sous le régime de Pol Pot.

Je ne vous ferais pas un article sur ce camps de la mort, vous pouvez facilement en trouver, par exemple ICI ou LA.

Je ne ferais que vous laisser ce diaporama, et vous donner mes impressions.
D'abord ce qui m'a frappé, c'est la "beauté" du lieu: il faisait bon, il faisait beau et le lieu inspire le calme en contraste avec la circulation de la ville. Mais c'est le silence des morts qui règne ici, pas celui de la nature. D'un point de vue, cet endroit me fît penser aux bagnes de Guyane: même lumière solaire, même quiétude, même désir de recueillement dans un lieu de torture et de désespoir.


J'ai aussi appris que les jeunes générations ne voulaient pas faire leur devoir de mémoire en préférant oublier. C'est symptomatique de la mentalité cambodgienne: fermer les yeux et attendre que l'horreur passe...

Nous repartons, l'esprit las et fatigué par cette épreuve. Je m'étais réveillé de mauvaise humeur, cette visite n'a rien arrangé!

Nous passons vers un marché que nous visitons, et puis rentrons dans notre famille. ils regardent un programme de variété à la télé. Je vous laisse découvrir le goût prononcé des Cambodgiens pour le kitsch...

Quelques photos de la maison de l'Oncle Lim, dont les sanitaires ^^






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Au retour, j'ai pris quelques photos de ma famille sur place. Les 2 enfants sont Long (le garçon) et Theara. Ils ont la gentillesse de tous les enfants de leur age qui ont vécu un drame.



Comme je vis chez mon oncle, je me plies à son autorité et ça me pèse parfois. Non pas qu'il soit tyrannique, non: oncle LIM est d'une gentillesse débordante et d'une grande sagesse. Cependant, les cambodgiens se couchent très tôt pour mes standards: 21H30, c'est abaissement des feux (avec réveil vers 5H du matin...). Quand nous rentrons tard, nous réveillons toute la maison car oncle Lim dort en bas (dans le salon-garage), et il nous ouvre une lourde grille qui résonne d'un bruit terrible dans la maison. Donc par respect pour tout le monde, on restait parfois et nous nous couchions tôt. Pour sortir à PP, il nous arrivait de prendre une chambre dans un guesthouse si nous avions prévu de rentrer tard.

Donc durant ces longues soirées, j'ai quand même pu passer des moments agréables avec ma famille ^^


Persos de World of Warcraft

vendredi 12 février 2010

Rétro de mes mains sur Kirin Tor

Sandoline / Lindara /Apsara:


Agena / Kleo / Logoss:


Début de mon compte: Février 2005. Arrêt du compte: Février 2010... 5 ans

2° jour Phnom-Penh

2° jour, on déambule dans Phnom-Penh... En fait non, Maman nous sert de guide et nous fait découvrir sa ville et des lieux chers à son coeur. D'abord, le petit-déjeuner traditionnel: soupe de pattes de riz pour Pat et maman. Perso, je tente le café complètement noirci: imbuvable avec son marc de café encore au fond.


Ensuite, le Marché Russe incontournable. Imaginez une sorte de souk. Mettez des Cambodgiens au lieu de Marocains, faite des échoppes non pas en enfilade mais en carré, et regroupez les par spécialité (tailleur, tissu, CD, souvenirs en pierre, en bois...): vous obtenez le Marché Russe. Ici, on négocie âprement mais il faut garder le sourire et ne pas demander un prix en deçà de la décence. Une fois l'affaire faîte, et si vous êtes curieux, vous pourrez surement discuter avec les commerçants.

Puis suivent d'autres marchés, dont le marché central où le sourire de la première mendiante que je croise me fait porter l'appareil photo au nez: je la trouve belle et rayonnante malgré sa situation de détresse. C'est à cette occasion que ma maman me donnera une belle leçon de vie. Elle même ne roulant pas sur l'or avait le cœur sur la main et aidait au quotidien tous ses proches. A l'occasion de ce voyage, elle rendait service en donnant de l'argent aux nécessiteux. Elle me disait "qu'il y à toujours plus dans le besoin que toi, quelque soit les ennuis que tu aies". Ma maman, elle a souvent raison...
Suivront alors une série de jolies portraits (à mon goût) dont les plus beaux sont ceux des plus pauvres. Quand l'objectif se fixe sur eux, eux-même se fixent et prenne la pause. Généralement, ils sourient malgré la dureté de leur vie!



Puis nous visitons Soraya, un centre commercial flambant neuf qui me laisse froid, voir complètement désabusé sur la nature humaine... Maman nous fait manger dans une sorte de "cantine" où il faut échanger tes billets en autre billet en papier pour acheter de la nourriture... La bouffe pas top, ambiance = 0, pas de service... Mais maman semblait apprécier cette atmosphère. Parfois, ma mère elle est bizarre!

C'est surement pour cela que j'ai tant apprécié la visite du Wat Phnom qui a suivi le repas.
C'est ici qu'une honorable vieille dame du nom de Penh aurait donné son nom à la ville: Phnom Penh veut dire Colline de Penh. En effet, la pagode se dresse sur une sorte de bute, et on y accède par 8 escaliers, à pieds où à dos d'éléphant.

Je visite, prie un peu, libère 2 oiseaux et reçoit bénédiction d'une femme bonze qui me lie sur le poignet un bracelet tressé rouge. C'est censé me protéger et porter chance. Je dois dire que je n'avais pas fait un seul acte de spiritualité de puis longtemps...







Nous faisons ensuite un crochet vers le quartier où habitaient mes parents, et l'école primaire de ma mère. Anciennement réservée aux filles, elle est devenue mixte.
Une très agréable sensation de joie et de paix règne en ces lieux! On dirait que c'est la fin de la journée, et les gamins en uniforme jouent entre eux. La cours d'une école restera toujours la cours d'une école, et c'est tant mieux!!!



Retour sur Riverside.
C'est la que nous rencontrons Jean Marc, patron du taboo bar. C'est un cambodgien ayant vécu à Marseille et revenu au pays depuis 15 ans. Il nous apprendra pas mal sur cette ville. Il nous donne même l'adresse d'un salon de massages effectués par des aveugles. Je vous le conseille!!



Retour au bercail émerveillé, bien dans notre peau et heureux d'avoir découvert la ville par les yeux de ma mère. Diner avec la famille, coucher tôt... Demain sera plus dur.

Ruelle adjacente à la maison de mes parents:


Envol de moineaux pour porter chance:


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